1er mai : pas question d’ouvrir la boite de Pandore contre les droits des salarié·es !
Le problème, c’est l’extension tous azimuts à la grande distribution, aux boulangeries industrielles, aux fleuristes et animaleries, aux commerces de bouche…. Pas question que ce nouveau projet de loi n’ouvre une brèche contre les droits des salarié·es.
La CGT appelle le gouvernement à tenir les engagements pris devant les organisations syndicales lundi : le 1er mai doit rester un jour férié, obligatoirement chômé et rémunéré, lors duquel, comme le dit la loi, les seuls secteurs qui ont le droit de faire travailler leurs salarié·es sont ceux qui, du fait de la nature de leur activité, ne peuvent pas l’interrompre.
La proposition de loi de Gabriel ATTAL est la pire attaque contre le 1er mai depuis qu’il existe, nous avons gagné son retrait, pas question qu’elle ne revienne par la fenêtre. La CGT appelle le gouvernement à ne pas céder devant la surenchère politicienne et populiste de Gabriel Attal, Bruno Retailleau et de l’extrême droite. La loi sur le 1er mai date de 1947, elle fonctionne depuis 80 ans, il n’y a aucune urgence à la modifier. Cette journée internationale des droits des travailleuses et des travailleurs est chômée et payée dans de très nombreux pays. Qu’en serait-il de l’image de la France si ce conquis social était ainsi balayé ?
Alors que nous sommes confronté·es à une crise énergétique sans précédent, que les salaires décrochent et que les licenciements se multiplient, c’est de tout autres sujets que le Parlement a besoin de débattre ! L’urgence, ce n’est pas de détricoter le 1er mai, l’urgence, c’est de répondre aux besoins du monde du travail en augmentant salaires, pensions et prestations sociales ! L’urgence, c’est de mettre enfin en oeuvre l’égalité F/H alors que la France est supposée transposer la directive transparence salariale depuis 2 ans et que le gouvernement ne l’a toujours pas inscrite à l’agenda parlementaire.
La CGT appelle les salarié·es à la vigilance. Ils nous ont volé deux ans de vie, ils ne nous voleront pas le 1er mai ! Il faut continuer à signer et faire signer la pétition pour la défense du 1er mai qui a déjà recueilli plus de 100 000 signatures. La CGT appelle les salarié·es à se mobiliser massivement le 1er mai pour dire qu’on ne touche pas au 1er mai et exiger des augmentations de salaires et des mesures contre la vie chère.
Montreuil, le 17 avril 2026
