8 MARS 2026 GRÈVE FÉMINISTE
8 MARS Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
14 h – Départ Manifestation Gare Centrale – Nice
16 h – Village féministe à l’arrivée de la manifestation – Place du Palais de Justice
Grève féministe : grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation
Sans les femmes, tout s’arrête !
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Masculinisme : la haine des femmes organisée
Le masculinisme est un mouvement réactionnaire international , qui prône la haine des femmes , des féministes, le retour aux rôles “traditionnels”, la “reconquête” de la domination masculine et l’idée d’une masculinité unique, viriliste et violente.
Le masculinisme s’exprime dans certains médias, sur les réseaux sociaux et au sein de mouvements politiques conservateurs ou d’extrême droite, prend de l’ampleur particulièrement auprès des jeunes hommes :
– En moins de 20 minutes sur TikTok ou YouTube, un jeune homme est exposé à des contenus masculinistes.
– 37% des jeunes hommes de 16-34 ans consultent régulièrement des influenceurs masculinistes.
– 1 jeune sur 4 (15-34 ans) pense qu’il faut parfois être violent pour se faire respecter..
Sur les réseaux sociaux , un schéma de radicalisation commun se dégage. Les contenus masculinistes (“formations” payantes encourageant les VSS, théories du complot, appels à la haine, campagnes de harcèlement de féministes…), poussés par les algorithmes, ciblent des hommes souvent jeunes, mal dans leur peau et isolés, transformant leur prétendue discrimination, leurs difficultés ou leur perte d’identité masculine… par la haine..
Le masculinisme se manifeste aussi physiquement, du harcèlement de rue jusqu’à des d’attentats meurtriers. Le 6 décembre 1989, Marc Lépine, à l’école polytechnique de Montréal abat quatorze femmes, blesse neuf femmes et quatre hommes au cri de , «je hais les féministes » . Ce meurtrier est un héros pour de nombreux masculinistes !.
Masculinisme et extrême droite : même combat
De l’oppression des femmes et de leur corps à l’idéal d’un régime autoritaire, hiérarchique et raciste : il n’y a qu’un pas ! Le masculinisme, mouvement anti-féminisme, défend également des idées xénophobes, homophobes, fascistes, complotistes, suprémacistes, colonialistes… : terreau fertile de l’extrême droite !.
Le masculinisme est une porte d’entrée pour le néo-fascisme. En se servant de la haine des femmes comme accroche, des jeunes hommes sont manipulés et intègrent des discours de haine, de violence et d’intolérance. Cette étiquette est affichée clairement par certains chefs de file masculinistes. Pour d’autres l’embrigadement se fait plus insidieusement : des “conseils” en séduction en façade, formation bien-être…
Revendication de la domination masculine, négation des VSS, banalisation de la violence, passage à l’acte… le masculinisme représente une “menace réelle pour la cohésion sociale, la sécurité publique et les principes démocratiques” d’après le Haut Conseil à l’égalité (HCE).
POURQUOI SOMMES-NOUS EN GRÈVE ?
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
A l’heure des guerres, génocides, coups d’État : solidarité avec nos sœurs qui défendent leurs libertés et droits, résistent aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes, aux conflits armés, viols de guerre, mutilations sexuelles, mariages forcés, confrontées à l’exode, aux politiques migratoires racistes, aux crises climatiques, à l’insécurité alimentaire et à l’exploitation des multinationales.
CONTRE L’EXTRÊME DROITE
Les droits des femmes sont attaqués dès que l’extrême droite est au pouvoir.
Des masculinistes aux racistes, lesbophobes, homophobes, transphobes, handiphobes, l’extrême droite étend son influence, nourrit la haine et entretient un projet politique xénophobe.
L’extrême droite instrumentalise la lutte contre les violences sexistes et sexuelles à des fins racistes et fémonationalistes. Elle ne défend ni la liberté des femmes, ni leur émancipation, ni l’égalité, et se désintéresse des droits des femmes qui luttent dans le monde.
JUSTICE ÉCONOMIQUE
Les femmes sont majoritaires dans les emplois mal rémunérés et le temps partiel imposé.
Leur salaire est en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes et leurs retraites diminuées d’environ 40%. Leurs allocations sont plus faibles.
1 mère isolée sur 3 vit sous le seuil de pauvreté.
La destruction des services publics se fait aux dépens des femmes à qui revient encore la charge des enfants, des personnes dépendantes et des tâches domestiques tandis que les associations féministes ferment faute de subventions.
NOS CORPS NOS CHOIX
Près d’une femme sur trois est victime de violences sexistes et sexuelles (VSS). Faute de volonté politique : féminicides, impunité, 1 % des viols condamnés, enfants victimes abandonné·es ! Plus fortement touchées : les victimes de multiples oppressions :racisées, exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution, victimes de l’industrie pornocriminelle.
Nous exigeons:
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Égalité salariale, valorisation des métiers féminisés, interdiction du temps partiel imposé, passage des CDD en CDI, RTT à 32h avec embauches correspondantes.
- Application de la directive européenne sur la transparence salariale : même rémunération pour un même travail ou de valeur égale.
- Abrogation de la contre-réforme des retraites et de toutes les réformes creusant les inégalités (chômage, RSA…) : retraite à 60 ans avec des pensions dignes.
- Revalorisation des minimas sociaux, construction de logements sociaux et subventions aux associations œuvrant pour les femmes.
- Services publics renforcés : petite enfance, santé, dépendance.
- Accès à l’IVG partout, choix de la méthode et des moyens, réouverture des centres
- PMA pour toutes, transition libre et gratuite, stop aux mutilations et traitements hormonaux non consentis. Choix libre de notre orientations sexuelles ou identité.
- Stop aux violences et discriminations contre les femmes en situation de handicap : indépendance économique et accès à tous les espaces.
- Loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, dotée des 3 milliards d’euros nécessaires.
- Reconnaissance du “terrorisme misogyne” dans les doctrines de sécurité nationale, comme le recommande le HCE.
- Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dès le plus jeune âge : consentement, égalité, dangers du masculinisme.
- Renforcement des contrôles de l’Arcom et de Pharos, création d’une catégorie “masculinisme” dans les signalements, encadrement des réseaux sociaux et des influenceurs.
- Abrogation de la loi immigration et régularisation de toustes les sans-papier·es.
- Aux municipales de 2026, face à la menace de l’extrême droite : construisons un front antifasciste.
Nous sommes et resterons mobilisé·es tous les jours contre le patriarcat, les racismes, le validisme, les politiques libérales et autoritaires et contre l’extrême droite.
Le 8 mars, nous serons en grève féministe et nous manifesterons pour imposer par le rapport de force nos revendications.
