Compte-rendu du Groupe de Travail Evaluation d’Ecole du 4 février 2026
Présent·es
- Mme Gorgone, IEN adjointe à l’IA
- Mme Aïssou, doyenne des IEN en charge du dossier des évaluations d’école
- Mme Hermann, IEN Antibes
- Les représentant·es de la Cgt-Educ’Action, du Snuipp, du Snalc, du SE-Unsa
L’an prochain on arrivera au terme du déploiement des évaluations d’école pour le 1er degré. Le 2sd degré quant à lui termine cette année et entamera un deuxième « round » à partir de la rentrée 2026.
Pour l’année scolaire 2026-2027, 107 écoles publiques resteraient à évaluer.
Il est cependant fait le choix par l’administration de basculer vers de nouvelles modalités ; en effet la rectrice souhaitant qu’il y ait plus de cohérence entre 1er et 2sd veut que soient évalués sur la même année scolaire tous les établissements d’un même réseau (un lycée étant « tête de réseau ») Une quarantaine de regroupements seraient évalués par année scolaire.
- 3 réseaux ont été choisis pour l’année 2026 2027 dans les Alpes-Maritimes :
- Cannes – Pays de Lérins (Circonscriptions concernées : Cannes, Le Cannet, Val de Siagne )
- Dettloff (Circonscriptions concernées : Nice 3, Nice 5 et Nice 6 )
- La Montagne ( Circonscription concernée : Carros 3 vallées )
Les écoles ayant été évaluées à des temporalités différentes, celles qui ont été évaluées à N-1 , N-2 et N-3 ne se relanceront pas dans un processus complet. Elles devraient faire le bilan de l’évaluation précédente. Une proposition de questionnaire a été présentée au GT mais les écoles pourraient faire le choix de présenter ce bilan autrement. Pour ces écoles c’est l’IEN de circonscription qui ferait l’entretien avec les directions d’écoles ou en conseil des maitres et des maîtresses selon les modalités qu’il aura choisi.
Les écoles ayant été évaluées à N-4 repartiraient sur une évaluations, en s’appuyant sur le rapport précédent.
Avec cette nouvelle organisation, les écoles qui devaient être évaluées sur 2026 -2027 et qui ne sont pas dans le réseaux choisis ne seront pas évaluées ; en revanche elles devront rédiger leur projet d’école. Les évaluations ayant pour un objectif d’aider à la rédaction du projet d’école, cela questionne…
Les organisations syndicales ont interrogé sur l’intérêt de ne pas rester sur un cycle de 5 ans, tel que prévu dans les textes.
Pour l’administration le dispositif à 4 ans permet de réactualiser le projet d’école de manière cohérente, reprenant le rythme des projets d’école tels qu’ils étaient.
Par ailleurs l’année 2021-2022 était une année d’expérimentation dans le 1er degré et ne considérer que ces écoles pour rédiger une nouvelle auto-évaluation n’aurait pas été suffisant par rapport aux nombres d’écoles concernées dans les 3 réseaux choisis, pour redémarrer le cycle d’auto-évaluation.
Il a également été rappelé par les organisations syndicales que les évaluations d’école demandaient une très importante charge de travail aux équipes et générait du stress. Lors de l’expérimentation 9h étaient dégagées pour le travail d’auto-évaluation, à présent il n’y a plus que 6h et cela est loin d’être suffisant. Elles demandent à ce que le temps dédié soit augmenté.
Concernant le retour de l’équipe évaluatrice aux écoles il a été remonté à l’administration que ceux-ci semblent parfois ne pas tenir compte de l’investissement des équipes, que les préconisations sont parfois trop générales. De plus, même si la tendance s’est améliorée depuis le début, les retours tardent encore parfois à être faits aux écoles. Par ailleurs les équipes dont l’évaluation aura été faite cette année doivent pouvoir avoir le temps de s’emparer des retours. L’administration propose que ces écoles soient placées en fin d’année scolaire prochaine afin d’avoir un peu de recul.
Les inspectrices insistent sur l’importance d’un retour rapide aux équipes. Elles rappellent également que l’objectif premier des évaluateurs est de mettre en ce qui se fait sur l’école et d’apporter des pistes concrètes aux équipes, que les IEN de circonscription doivent ensuite accompagner pour la mise en œuvre.
La question est posée de ce qui pourrait se passer lors de la 2ème évaluation d’école si une ou plusieurs préconisations de la 1ere n’avait pas pu être mise en œuvre ; il nous a été répondu que les évaluateurs ne sont pas dans le contrôle mais dans l’accompagnement.
Si on a entendu l’objectif de Mme la rectrice de mettre l’accent sur le réseau, la question se pose la de la plus value pour les écoles ; les évaluations sur un réseau permettront-elles réellement d’améliorer la liaison entre les établissement (liaison «école-collège » par exemple) ? A cette cela il nous a été répondu que le travail en directoire (réunion des chefs d’établissement et IEN du réseau) devra être privilégié et pour cela les directrices et directeurs d’école devraient y être associés. Les organisations syndicales ont rappelé que cela ne peut se faire que si des heures sont données aux directrices et directeurs (temps de décharge supplémentaire, déduction sur les 120h).
