Compte-Rendu du Groupe de Travail PIAL/PAS 11/5/26
Passage des PIAL vers les PAS : une réforme encore floue
Le groupe de travail du 11 mai 2026 a principalement porté sur la transformation progressive des PIAL en PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité).
À la rentrée 2026, 5 PIAL(sur 45 du département) seront transformés en PAS :
- Daudet
- Mistral
- L’Archet
- Jules Romains
- Lympia
À terme, le département passerait de 50 PIAL à 54 PAS.
L’administration affirme que les missions des coordonnateur·trices PIAL et des AESH référent·es ne changeraient pas dans les PAS. Toutefois, de nouveaux postes d’enseignant·es coordonnateur·trices PAS sont créés, sans que les contours exacts des missions et des conditions d’exercice soient encore stabilisés.
Les organisations syndicales ont souligné les nombreuses zones d’ombre qui demeurent concernant :
- l’articulation avec les RASED,
- les conséquences sur les métiers existants,
- les conditions de nomination,
- les charges de travail,
- et les futures évolutions du dispositif.
L’administration indique qu’« aucune inquiétude n’est à avoir pour les RASED », tout en reconnaissant que les PAS introduiront de nouvelles formes de coopération avec l’ARS, les EMASco et différents personnels médico-sociaux!
AESH : hausse des besoins et conditions de travail toujours préoccupantes
Le département compte actuellement :
- 2125 AESH, dont 105 AESH-co.
L’administration indique recevoir environ 300 nouvelles notifications par mois via la MDA des Alpes-Maritimes, avec une forte augmentation des demandes cette année.
Les moyens augmentent mais restent insuffisants face aux besoins. Les organisations syndicales ont rappelé que cette situation entraîne :
- une forte pression sur les personnels AESH,
- des besoins constants d’adaptation,
- des emplois du temps souvent instables,
- et des conditions de travail dégradées.
L’inspectrice a insisté sur la nécessité d’une plus grande « flexibilité » dans l’organisation des accompagnements. Les représentant·es syndicaux ont rappelé que cette flexibilité repose largement sur les AESH, souvent au prix d’une forte précarité organisationnelle.
L’administration confirme par ailleurs :
- l’absence de remboursement des frais de déplacement intra-PIAL,
- le maintien des formations actuelles,
- ainsi qu’une formation obligatoire « Laïcité – Valeurs de la République » pour les AESH l’an prochain (hors quota des 60 heures de formation).
PAS : expérimentation et interrogations
Les PAS sont présentés comme des dispositifs de réponse « de niveau 1 », visant à accompagner les pratiques pédagogiques avant toute notification AESH.
Le modèle repose notamment sur :
- un binôme enseignant coordonnateur / éducateur,
- l’intervention d’équipes médico-sociales,
- un « plateau technique » piloté notamment avec l’APREH,
- des coopérations renforcées avec l’ARS et les EMASco.
Selon l’administration, les expérimentations en cours laisseraient envisager une baisse d’environ 6 % des demandes d’AESH grâce au développement du matériel adapté et de l’accompagnement pédagogique!
Les organisations syndicales alertent sur plusieurs points :
- le risque de transfert de missions sans moyens suffisants,
- l’absence de visibilité sur les futures conditions de travail,
- les tensions possibles entre métiers,
- le manque d’anticipation sur les départs en formation CAPPEI,
- et l’ouverture possible à terme des postes PAS à des personnels non titulaires du CAPPEI.
Points divers
Les organisations syndicales ont également interrogé l’administration sur :
- l’échéancier de versement des IMP des coordonnateur·trices,
- les lettres de mission PIAL,
- les conditions d’exercice des personnels,
- ainsi que les conséquences concrètes des réorganisations territoriales.
Une réunion des IEN concernés avec le DASEN est prévue le 29 mai sur la question des PAS.
