CSA Ministériel du 26 janvier 2026 Déclaration liminaire de la Cgt-Educ’Action
La CGT Éduc’action a une pensée pour la jeune Camélia, 17 ans victime de harcèlement scolaire, pour sa famille et ses camarades. Le harcèlement scolaire est un fléau contre lequel il faut lutter et pour cela, l’Éducation nationale ne peut faire l’économie de moyens humains pour que cette lutte soit efficace.
« On est en droit d’attendre quelque chose de mieux conçu pour nos enfants. » Tel était le cri d’alarme d’un parent d’élève suite à la vague de froid. En effet, le jour de la reprise, certaines écoles ou établissements ont battu des records de température dans les salles de classe. 12 degrés dans les salles de classe suite à des pannes de chaudière et des milliers d’élèves prié·es de rentrer chez eux ou chez elles. Après la période de canicule de la fin d’année scolaire, cette vague de froid nous rappelle à quel point la question de l’isolation thermique est primordiale et la campagne menée par la FSU, SUD, la CGT Éduc’action et des associations écologistes est plus que jamais d’actualité. Il est grand temps que le ministère engage un plan de rénovation. Alors oui, la gestion des bâtiments est du ressort des collectivités locales mais pour une équité entre les territoires, l’état doit aussi mettre la main à la poche en instaurant des aides financières comme le Fonds vert dont la baisse prévue initialement dans le budget était purement incompréhensible.
Ce CSA se tient dans un contexte d’incertitude tant sur le point international que sur le point national avec un PLF qui n’a pas pu trouver de majorité et nous nous retrouvons, tout comme l’an dernier, avec un manque de visibilité sur la question budgétaire. À l’ordre du jour de ce CSA, nous aurons la répartition des moyens de l’enseignement scolaire alloués pour la rentrée 2026-2027.
L’an dernier, la baisse démographique avait entraîné dans un premier temps des suppressions de postes en particulier dans le 1er degré, suppressions qui avaient finalement été annulées. Cette année encore, des suppressions de postes avaient été envisagées dans la version initiale du budget. Lors d’une interview dans Ouest-France, sur ce sujet, vous avez déclaré, Monsieur le Ministre, qu’il fallait « anticiper la démographie ». Nous le répétons, comme chaque année, la CGT Éduc’action ne peut accepter des suppressions de postes même avec une baisse démographique alors que maintenir le même nombre d’ETP pourrait, sans aucun doute, servir à améliorer l’encadrement des élèves, à renforcer les moyens de remplacement ou à maintenir des écoles rurales (on connaît les effets néfastes, en termes d’aménagement du territoire, quand des écoles ferment dans des communes rurales). Sur ce sujet, Monsieur le Ministre, dans le même article, vous évoquez le Label « Territoires éducatifs ruraux » dont on peine à comprendre véritablement la plus-value pour les territoires intégrés à ce dispositif.
