Compte-rendu du CSA académique du 24 juin 2026
Déclaration liminaire
Déclaration commune de la FSU, du SNALC et de la CGT.
Réponse de la rectrice
Protection fonctionnelle
Concernant la situation du lycée Janetti, la rectrice indique qu’une réponse « adaptée et rapide » a été apportée. Elle précise que la protection fonctionnelle a été accordée avant même que l’agente ne la demande.
Elle rappelle que l’État ne peut déposer plainte lorsqu’il n’est pas lui-même victime, mais qu’il peut, et doit, effectuer un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale.
La protection fonctionnelle comprend également un accompagnement psychologique. La rectrice précise qu’un signalement au titre de l’article 40 peut être réalisé même lorsque la victime a déjà déposé plainte, afin d’attirer davantage l’attention de l’autorité judiciaire.
Canicule
La rectrice rappelle l’existence d’un cadrage national, tout en indiquant que les recteurs, DASEN, IEN, directeurs d’école et chefs d’établissement disposent d’une marge d’appréciation pour adapter les mesures aux réalités locales.
Elle reconnaît les difficultés liées à l’état des bâtiments, problème partagé avec les collectivités territoriales. Elle estime toutefois qu’il ne faut pas opposer les personnels exerçant dans les établissements à ceux travaillant dans les services administratifs, en rappelant que de nombreux bureaux du rectorat et du ministère ne sont pas climatisés.
Concours enseignants
Selon la rectrice, il n’existe pas de concurrence entre les concours ouverts à bac +3 et ceux ouverts à bac +5. Elle indique que la quasi-totalité des lauréats du concours bac +3 sont effectivement titulaires d’un niveau bac +3. Elle relève également une baisse du taux d’absentéisme aux concours.
La FSU conteste cette analyse et indique que 80 % des candidats au concours bac +3 seraient en réalité titulaires d’un bac +4, notamment des étudiants inscrits en première année de master MEEF.
La FSU signale également une forte hausse des barres de mutation, particulièrement en lettres, qu’elle attribue notamment à l’augmentation du nombre de berceaux neutralisés. Elle demande une publication plus précoce des barres.
Listaire
Dans l’attente de la sécurisation de l’application, l’accès à Listaire est désormais réservé aux connexions effectuées depuis le rectorat.
Une version actualisée du fichier des personnels devrait prochainement être disponible pour les organisations syndicales.
L’UNSA demande également une liste à jour des gestionnaires de disciplines.
Implantation des postes d’assistant·es de service social et d’infirmier·es
L’administration annonce la création d’un poste supplémentaire d’assistant·e de service social et d’un poste supplémentaire d’infirmier·e dans chaque département.
La CGT dénonce la dégradation des conditions de travail des assistant·es de service social dans le Var, désormais alignées sur celles des assistants de service social des DSDEN. Les personnels demandent le retour au précédent maillage territorial.
L’UNSA indique partager cette analyse.
La rectrice précise qu’elle avait de toute façon prévu de demander une évaluation de cette nouvelle organisation.
Votes
- Assistants de service social : 5 abstentions dont la Cgt-Educ’Action; 5 voix pour.
- Infirmier·es : 4 abstentions ; 6 voix pour.
Conditions d’emploi des CFP
Présentation par Emmanuel Didier.
Voir les résultats figurant dans le document présenté en séance.
Usage de l’intelligence artificielle dans l’enseignement
Présentation de Marc Neiss (DRANE).
Le diaporama présenté devrait être diffusé prochainement.
Quelques éléments présentés :
- 9 lycéens sur 10 déclarent utiliser une IA.
- Une proportion comparable d’enseignants demande à être formée.
- Le ministre envisage la mise en place d’une heure hebdomadaire consacrée à l’IA à partir de la rentrée 2027.
- La DRANE a élaboré une affiche rappelant les principaux éléments du cadre d’usage de l’IA en éducation ainsi qu’un kit « Intelligence artificielle » téléchargeable.
L’administration insiste sur la nécessité de former les enseignants au fonctionnement des IA et souligne l’importance de la protection des données personnelles.
La FSU indique que certains inspecteurs encouragent déjà les enseignants à utiliser l’IA, notamment pour la correction des copies, afin d’améliorer leurs conditions de travail.
Le ministère met par ailleurs à disposition de l’ensemble des personnels un assistant IA présenté comme entièrement sécurisé.
La FSU et le SNALC expriment de fortes réserves quant au développement de l’usage de l’IA dans l’enseignement.
Les échanges portent également sur les risques liés à l’utilisation des IA comme soutien relationnel ou psychologique, notamment chez les jeunes.
Questions diverses
Question n°1 : délais imposés aux AESH pour signer les avenants
La CGT rappelle que, chaque année, des AESH se voient imposer des délais extrêmement courts — parfois 48 heures — pour signer un avenant à leur contrat, malgré les rappels réguliers de la réglementation.
Elle demande également que les procédures de licenciement respectent les règles applicables, notamment :
- que le préavis commence bien à compter de la réception du courrier recommandé ;
- que le motif de licenciement soit correctement rédigé (« inaptitude médicale » et non simplement « inaptitude »).
Réponse de M. Rodot
Il reconnaît que certains délais peuvent être courts lorsque les modifications sont demandées par les AESH elles-mêmes et leur sont favorables. Selon lui, ces délais sont plutôt d’une semaine que de 48 heures.
La CGT indique disposer d’exemples récents où un délai de 48 heures a été imposé dans des situations défavorables aux AESH. Ces éléments ont été transmis à l’administration, qui s’est engagée à intervenir.
Concernant le préavis de licenciement, l’administration affirme que les délais réglementaires sont respectés et que le préavis débute bien à la réception du courrier recommandé.
La CGT signale cependant que les courriers sz licenciement indiquent noir sur blanc une date de licenciement calculée deux mois après la tenue de la CCP, et non après la réception du courrier.
La rectrice reconnaît une « maladresse de rédaction » et indique que cette formulation sera corrigée.
Question n°2 : autorisation d’absence d’un chef d’établissement pendant les examens
La CGT interroge l’administration sur les conditions ayant permis à un chef d’établissement de partir dix jours au Mexique en pleine période d’examens, alors même que la secrétaire générale de l’établissement était en arrêt de travail. Elle relève également que de telles autorisations auraient été accordées à plusieurs reprises les années précédentes (Chine, Jordanie…).
La FSU rappelle que de nombreux personnels avaient eu connaissance de cette situation à la suite d’une lettre anonyme adressée à plusieurs destinataires. La rectrice indique ne pas apprécier les signalements anonymes. La CGT précise que son propre signalement, lui, est parfaitement identifié.
Le DASEN répond que seule une autorisation de congé a été accordée et qu’il s’était assuré, avant son départ, que les examens pourraient se dérouler normalement.
La rectrice indique qu’elle vérifiera les autorisations accordées les années précédentes.
La CGT souligne enfin que le problème dépasse cette seule autorisation d’absence et s’inscrit dans un contexte de management particulièrement dégradé dans l’établissement concerné. Plusieurs situations sont évoquées : cris envers les personnels, refus de désigner deux professeurs principaux en terminale, ou encore réponse faite à des agents en souffrance selon laquelle ils devraient « aller se faire soigner ».
