Intervention de la Cgt-Educ’Action 06 lors du congrès de la Cgt Territoriaux NMCA
Nous sommes la CGT!

Chères camarades, chers camarades,
Nous vous remercions pour votre invitation à ce congrès de la CGT NMCA. Pour la CGT-Éduc’action 06, être parmi vous aujourd’hui, ici dans les Alpes-Maritimes, ce n’est pas seulement un honneur : c’est une évidence.
Une évidence parce que nous travaillons ensemble au quotidien dans la CGT : dans le collectif Fonction Publique de l’Union Départementale, dans le collectif école ou encore dans la perspective des élections professionnelles de la Fonction Publique de cette fin d’année dont nous connaissons toutes et tous l’importance pour nos syndicats en particulier dans le contexte actuel.
Un contexte lourd marqué par la menace néofasciste internationale et nationale et qui s’est concrétisée ici par l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite à Nice, à Cagnes-sur-Mer et à la métropole. Nous allons devoir faire face collectivement, syndicalement, à cette nouvelle situation. Et nous savons quelles difficultés, quels enjeux cela représentent pour votre syndicat qui va être en première ligne durant le mandat qui arrive. Une chose est sûre, l’extrême droite est l’ennemi juré du service public tel que nous le concevons : démocratique, égalitaire, émancipateur, pour toutes et tous.
Notre présence est donc une évidence parce que nos luttes sont liées, parce que nos réalités se rejoignent, et parce que face aux attaques que subissent les travailleuses et les travailleurs de ce département, nous devons être uni·es et déterminé·es.
Dans les Alpes-Maritimes, territoire marqué par de profondes inégalités, par la vie chère, par la précarité et par une pression toujours plus forte sur les services publics, nous voyons chaque jour les conséquences des politiques menées.
Elles sont visibles dans les luttes que nous menons ici même :
- dans les mobilisations des personnels hospitaliers du CHU de Nice pour défendre l’hôpital public et dénoncer le manque de moyens ;
- dans les luttes des cheminotes, des cheminots et des agent·es des transports, notamment autour des lignes TER, pour le maintien du service public et de conditions de travail dignes ;
- dans les mobilisations des agentes territoriales et des agents territoriaux dans les communes du département, confronté·es aux suppressions de postes et à la dégradation des services ;
- et bien sûr dans l’Éducation nationale, avec des mobilisations régulières contre les fermetures de classes, le manque de remplaçant·es et la précarité.
Ces luttes ne sont pas isolées. Elles disent toutes la même chose : nous refusons de subir.
Dans l’Éducation nationale, ici comme ailleurs, les collègues font face à des classes surchargées, au manque de remplaçant·es, à la précarité des personnels, et à des réformes imposées sans dialogue. Mais ce que nous vivons dans l’éducation fait écho à ce que vous vivez dans vos secteurs : suppressions de moyens, restructurations, management autoritaire, perte de sens du travail.
Et pendant ce temps, les richesses existent. Elles sont produites par notre travail. Pourtant, elles sont accaparées par une minorité, pendant que la majorité subit.
Alors oui, il faut le dire clairement : ce que nous vivons n’est pas une fatalité, c’est le résultat de choix politiques. Et ces choix, nous les combattons.
Nous les combattons quand nous nous mobilisons contre les réformes injustes, quand nous défendons les retraites, les salaires, les statuts, quand nous refusons la précarité comme horizon. Nous les combattons quand, dans ce département comme ailleurs, nous construisons des grèves, des manifestations, des actions collectives.
Et ce que montre l’histoire sociale, y compris ici dans les Alpes-Maritimes, c’est que rien ne se gagne sans rapport de force.
C’est pourquoi nous devons franchir un cap. Renforcer la CGT, renforcer la syndicalisation, renforcer la convergence des luttes. Faire en sorte que les luttes des hospitalières et hospitaliers, des cheminotes et cheminots, des agentes et agents territoriaux, des personnels de l’éducation, des salariées et salariés du privé ne restent pas chacune dans leur coin, mais deviennent un mouvement d’ensemble.
Parce que c’est ensemble — travailleuses et travailleurs du public et du privé, actif·ves, précaires, retraité·es, jeunes — que nous pourrons imposer d’autres choix : une véritable revalorisation des salaires, des moyens pour les services publics, des conditions de travail dignes, et une société fondée sur la solidarité et la justice sociale.
La CGT-Éduc’action 06 sera à vos côtés dans ces combats. Déterminée, combative, et convaincue que c’est par l’action collective que nous gagnerons.
Camarades, plus que jamais, nous n’avons pas le choix : il faut lutter, il faut s’organiser, il faut gagner.
- Vive la solidarité,
- Vive la lutte des travailleuses et des travailleurs,
- Vive la CGT !
- Merci à toutes et tous
Lecture de cette intervention par Jeanne Guillerault et Isabelle Soltysiak de la Cgt-Educ’Action
