La chronique de Zirteq : le variant anglais.

Nous sommes quelque part en Essex, dans le hameau de Mucking, à la fin du mois de décembre. Une neige épaisse recouvre les terres, une buse troue le plafond de stratus et d’une ferme perdue dans l’immensité du paysage, émane la voix d’une chanteuse. Il faut alors s’approcher, s’enfoncer quasi jusqu’aux hanches puis gratter un des carreaux givrés et tendre l’oreille.

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La chronique de Zirteq : Little darling

Je vérifie que nos filles dorment à poings fermés puis je descends au salon, pose le vinyle sur le plateau du tourne-disque. Et je savoure en oubliant les rumeurs sombres d’un monde contre lesquelles je pensais être vacciné. « Little darling, it's been a long cold lonely winter Little darling, it seems like years since it's been here »

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La trêve des confineurs. La chronique de Zirteq

Chaque fin d'année, l'actualité politique connaît une période d’accalmie : c’est la « trêve des confiseurs » décrétée par les parlementaires au XIXe siècle, à l'époque où la troisième République était encore menacée.

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Pour ne pas se laver les mains

« Mais j’ai pas les mains sales. Non, j’ai pas les mains sales » crie un homme dans la rue alors que sévit un énième confinement et que sévissent, surtout, les agents cagoulés en uniformes oranges de la nouvelle Unité de Sûreté Intérieure. L’homme est molesté, jeté à terre, je crie « Foutez-lui la paix ! », ...

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Le saviez-vous ? La chronique de Zirtec

Il est sept heures, je m’habille, me masque chirurgical, me munit d’une attestation de déplacement, prend dans le vide-poche quelques tickets alimentaires, dans la rue, un vent glacial et noir m’anesthésie, je suis les flèches jusqu’à la boulangerie LEX, un milicien contrôle mon taux de colère, je simule, son chien me renifle l’entre-jambe, j’entre dans le magasin, commande la baguette du « Résident », ...

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Les manteaux sont des lieux de culture

Nous nous masquons, fébriles, sortons en file indienne et suivons un itinéraire précis, pavlovien, révisé depuis plusieurs jours. Il ne faut surtout pas éveiller les soupçons. Nous savons que ce matin, nous ne serons pas les seuls à rejoindre, discrètement, les bords de l’étang municipal où il faudra se croiser et faire vite, entre Ignycontaines et Ignycontains résistants, pour échanger, se passer sous les manteaux livres, disques, photographies, revues, objets, films et autres traces et témoignages de passés en voie d’extinction.

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Méfions-nous des hommes oranges. La chronique de Zirteq

Belle nouvelle dans une aube de plus en plus sécuritaire. J’ai veillé pour ça. Enfilé force cafés devant CNN. Outre-Atlantique, à des milliers de kilomètres du « cher pays de mon enfance », de la ville qui m’a vu naître, que les états d’urgence replient sur soi, racornissent, étranglent, Donald ne sera plus résident d’Amérique.

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La Chronique de Zirteq: Méfions-nous des plagiats

Je vomis toute ma bile, m’habille à la hâte, récupère clés et walkman sur le vide-poche, enclenche, surgit « Merci pour la joie » de Miossec, ajuste mon masque de circonstance, pénètre dans ma ville natale, ma Contigny-lès-Mormeilles plexiglassée, un vol de drones migrateurs tourne au-dessus de l’étang, les sirènes municipales agressent mes tympans de dérisoire Ulysse paranoïaque.

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Méfions-nous de ceux qui usent et abusent de l’évaluation, ils ne balayent pas devant leur porte

J’ai eu ce foutu coup de spleen par ce que j’ai un flash : visage et mots de Christine Renon (que je ne connaissais pas) remontent à la surface comme deux nénuphars. Un goût amer, étrange envahit ma bouche et dans la cour, tandis qu’une bruine pianote sur le bitume, je me prends à maugréer : « P…. de métier de m…. ».

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La chronique de Zirteq : Faut-il se méfier des Amish, des écolos ou de celui qui les raille ?

Ça y est, cela fait trois semaines que nous sommes rentrés : pas dans la normalité, pas dans la joie, qu’invoque mantralement, le sinistre de l’Education quand il suce un micro BFM ou Cnews. Depuis trois semaines, le quotidien de l’école élémentaire Emile Glay à Contignie-lès-Mormeilles est un quotidien fait de masques à élastiques ou à lanières, taillés dans des slibards, des tissus chamarrés, ...

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